Relocalisation

Vous pouvez contributer à fonder la société sur la production locale (de nourriture, d’énergie et de biens), et le développement local de monnaies, d’autonomie et de culture. C’est la relocalisation. Les principaux buts de la relocalisation sont d’augmenter la sécurité (alimentaire, énergétique, sociale) et de redresser les conditions environnementales.

Vous devriez relocaliser. Voici pourquoi et comment.

La crise économique

Le chômage et la baisse des salaires viennent de la concurrence des pays à bas coût. Diminuer cette concurrence aidera à stopper l’érosion des revenus locaux  parce qu’il faudra produire sur place.

Beaucoup de populations pauvres pouvaient au moins se nourrir avant que leurs élites réorientent l’agriculture vers l’exportation. Couper les débouchés de cet industrie d’export diminuera la pression sur les paysans là-bas.

Cette démondialisation ne peut pas venir des gouvernements qui au contraire organisent la concurrence généralisée : au Nord comme au Sud.

Le changement climatique

Les inondations et les famines augmentent. Elles vont faire de plus en plus de malheureux, de déplacés et de morts à mesure de la production de gaz à effet de serre. Il faut donc contenir le changement climatique. Pour ça on doit diminuer notre consommation de CO2 (et de méthane), vite et fort.

L’agriculture extensive est un facteur majeur de réchauffement climatique ; elle contribue à 40 % des émissions de gaz à effet de serre. Par contre soutenir les paysans a une empreinte carbone faible.

Cette relocalisation ne peut pas venir des gouvernements qui au contraire organisent la continuation de l’économie carbonée.

Comment ?

Acheter des produits locaux ; mais ça vous le saviez déjà. Il faut donc s’inscrire à une AMAP et élaborer un potager sur le toit.

Prendre les transports collectifs (bus, train) ou son vélo. Ceci diminue la consommation de dérivés du pétrole et d’agro-carburants (10 % de l’essence dans l’Union Européenne). La production d’agro-carburants détruit puissamment les forêts (pièges à carbone) et les agricultures paysannes (garantes de sécurité alimentaire).

Arrêter la viande. L’industrie de la viande nourrit les animaux aux OGM (ce qui abîme la biodiversité, donc la résilience climatique). La production de nourriture pour les animaux d’élevage elle aussi détruit les forêts (pièges à carbone) et les agricultures paysannes (garantes de sécurité alimentaire). Enfin elle contribue puissamment à l’effet de serre. Demandez à votre mairie de passer les cantines en bio.

Isoler son habitation. Ceci diminue le chauffage (qui produit des déchets carbonés ou radioactifs) et améliore le budget familial (à terme).

Illustration de Titom, mise à disposition selon la licence Creative Commons by-nc-nd